Abbé
Messe : Os justi
Oraison : « Seigneur, nous vous en prions, que l’intercession du bienheureux Benoît nous recommande auprès de vous, afin que nous puissions obtenir par sa protection ce que nous ne pouvons atteindre par nos mérites. »
Benoît est le Patriarche des Moines d’Occident. Jeune encore, après avoir étudié à Rome, il sentit en lui l’appel de Dieu qui le poussait dans la solitude. Sa mission providentielle pour le salut des âmes était précisément de donner à la vie monastique sa règle, ses principes surnaturels, son influence pacifique sur le monde.
Au milieu des invasions barbares, Benoît se présente avec ses disciples, ses abbayes, comme le rempart de l’Église. Il garde jalousement le culte des lettres, il cultive la terre, il monte aux barbares victorieux, par la splendeur du cuite divin, un idéal supérieur qui peu à peu les attire, les apaise, les élève vers Dieu.
Noble et sainte figure, qui représente à travers les siècles, la figure même du Christ Jésus : son humilité, sa bonté, sa doctrine. Benoît veut que ses fils demeurent les hommes de la paix, cette paix chrétienne qui vient du triomphe de chacun sur les passions humaines. Aussi, ses enfants ont pour devise : Pax ! La Paix. Elle est aussi nécessaire aujourd’hui qu’au temps de Benoît.
Six jours avant de mourir, il fit ouvrir le tombeau qu’il s’était préparé ; le sixième jour, on le porta dans l’église, il communia et mourut entre les bras de ses disciples.
Tout moine est débiteur de saint Benoît. Car, c’est ce grand homme qui a posé les lois fondamentales de la vie monastique. A quelque Ordre que l’on appartienne, on remonte à travers les âges, jusqu’à celui qui a restauré, fondé même en un sens la vie religieuse. Les règles sont différentes de la sienne, mais toutes ont reçu de lui les premiers principes. Avec lui, aimons le détachement des choses de la terre, afin que, libre de toute préoccupation humaine, notre cœur aille à Dieu sans entrave. Tout ce qui retient l’âme, tout ce qui l’empêche de monter est contraire à la vie religieuse. Elle est essentiellement une vie de liberté vis-à-vis de la terre. Et plus le cœur est libre, plus il est religieux, car plus il peut s’attacher, se relier à Dieu. Ce principe vaut pour toute vie chrétienne.